Dans les sociétés musulmanes, la plupart des questions foncières, de propriété et de logement ne sont pas différentes de ce qu’elles sont ailleurs, mais les circon stances locales appellent souvent à des stratégies et des instruments bien particuliers. Un cinquième environ de l’humanité est de confession musulmane (y compris d’importantes minorités en Occident et ailleurs) ; ces populations se trouvent donc, à des degrés divers, sous l’influence des préceptes de l’Islam en matière foncière, qu’il s’agisse de systèmes officiels ou de pratiques non institutionnelles1. Cela affecte donc les régimes d’administration foncière ou la sécurité d’occupation dans diverses parties du monde musulman. Et pourtant, les approches plus générales de la sécurité foncière reconnaissent rarement qu’il existe dans le droit du sol islamique des principes susceptibles de renforcer les droits de propriété terrienne. C’est pourquoi le Réseau mondial des instruments fonciers (GLTN) lance une initiative spéciale pour faciliter la mise au point d’instruments fonciers islamiques tout à la fois innovants et favorables aux pauvres, qui intègrent la dimension du genre et qui pourraient être appliqués là où les conditions s’y prêtent.